Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 16:28

Les DRH sont généralement friands d’évaluation en tout genre. Entre les entretiens annuels d’évaluation, les études de rémunération, les assessment centers, et autres enquêtes de climat social, une utilisation importante des outils d’évaluation semble être faite par les DRH.

Mais quand les DRH se soumettent-ils à une évaluation ? A quelle occasion leur politique, leur organisation, leur valeur ajoutée sont-elles évaluées ? Force est de reconnaître que c’est beaucoup plus rare …


Quelle utilité a évaluer les DRH ?

Les DRH touchent au cœur de l’entreprise, à sa force vive, puisqu’elles traitent de leurs ressources en Homme, en compétences, en savoir faire et surtout en savoir-être. Or ces ressources sont vitales pour l’entreprise : sans compétence et bien être, pas de performance individuelle ; sans performance individuelle et partage de valeur, pas d’alignement sur une stratégie ; sans alignement sur une stratégie, avec des objectifs clairs, pas de performance collective.

 

La politique RH constitue donc un enjeu primordial pour une entreprise. Elle se doit d’être alignée sur la stratégie de l’entreprise, pour travailler principalement dans un axe Présent (gestion / administration des ressources actuelles) et dans une orientation Futur (anticipation des besoins futurs de l’entreprise). A ce titre, la matrice de Dave Ulrich se révèle particulièrement intéressante car elle permet de bien étudier ce double axe de travail.

Evaluer une politique RH revient donc à valider son adéquation avec la stratégie de l’entreprise et à vérifier qu’elle pourra apporter les réponses adéquates aux problématiques actuelles et futures. Car si les ressources humaines constituent un vivier de performance, elles peuvent également devenir un avantage concurrentiel durable pour le développement de l’entreprise. Et cela, seule une évaluation selon un référentiel international reconnu le met en évidence.

 

Quels référentiels choisir pour évaluer les RH ?

Deux référentiels prévalent, tout en étant parfaitement complémentaires :

  • Investor in People – IiP, référentiel d’origine anglo-saxonne conçu dans les années 1990, se focalise uniquement sur la gestion des ressources humaines, avec une orientation marquée vers le Talent Management. Si l’ISO 9001 s’attache à l’organisation de l’entreprise, à son fonctionnement, Investor in People – IiP se concentre sur le facteur Humain, en tant qu’enjeu stratégique de développement.

    Ce référentiel aborde toutes les facettes de la gestion des ressources humaines, en s’inscrivant dans la durée et le bien être au travail. La responsabilité sociale et sociétale de l’entreprise est abordée, ainsi que sa capacité à faire évoluer les compétences (concept d’entreprise apprenante). Enfin, le rôle du management, fédérateur, porteur de sens et humaniste est mis en évidence.

    Le référentiel traite aussi bien des pratiques et modes de fonctionnement que des résultats obtenus en matière de politique RH. C’est un outil de mesure objectif pour les DRH quant à leur valeur ajoutée et à la performance de leur politique.

    Pour plus d’informations sur le référentiel Investor in People – IiP, voir la fiche dans la catégorie Ressources Humaines.

     

    • Le référentiel EFQM – European Foundation for Quality & Management apporte une dimension plus globale, puisqu’il se préoccupe de l’entreprise dans son ensemble. Développé depuis 1988, le modèle aborde les différentes composantes de l’entreprise et se penche également sur les moyens et les résultats. Il permet de se benchmarker avec les meilleurs pour apprendre des pratiques éprouvées d’autres organisations.

      Les critères 3 - Personnel et 7 – Résultats Personnel traitent plus particulièrement de la gestion des ressources humaines. Pour une évaluation d’une politique RH, ils seront utilement complétés par les critères 1 – Leadership et 2 –Stratégie.

      Pour plus d’informations sur le référentiel EFQM, voir la fiche dans la catégorie Ressources Humaines.

       

      Investor in People – IiP permet d’approfondir l’évaluation sur les critères de l’EFQM dédiés au Personnel. Tous deux sont non prescriptifs en termes de méthodologie et de processus. Et ils facilitent l’identification des points forts et des axes de progrès prioritaires. Enfin, ils accordent une place égale aux résultats obtenus par rapport aux moyens mis en œuvre.

      Ces deux référentiels apportent ainsi une vision systémique de la gestion des ressources humaines. Les RH ne peuvent être dissociées de la stratégie de l’entreprise et encore moins de sa performance. L’objectif consiste donc à créer une culture d’excellence, basée sur le respect, la transparence et le bien être, pour établir une base durable de performance individuelle et collective. C’est également un moyen puissant pour attirer et fidéliser les talents. L’investissement dans le personnel devient un facteur déterminant pour l’optimisation de la performance.

       

      Quelle perspective pour ces référentiels en France ?

      Un rapide sondage dans mes réseaux m’amène à constater que ces 2 référentiels sont malheureusement peu connus en France. Investor in People – IiP n’a même pas de réprésentant officiel en France. L’EFQM est vu comme une énième certification et nombre d’entreprises se contentent du label ISO.

       

      Cela conduit à s’interroger sur la place accordée aux RH dans les entreprises. La focalisation actuelle sur les SIRH me laisse à penser que seuls 2 quadrants de la matrice de Dave Ulrich sont considérés par les DRH actuellement : la gestion opérationnelle et administrative. Ils deviennent administratifs, mettant en place des procédures pour répondre à des obligations réglementaires. Mais où est l’Humain dans tout cela ?

      Il serait vraiment temps que les DRH se souviennent de leur rôle sur le long terme, de cette orientation essentielle vers la gestion des Talents, de ce rôle de tuteur, de facilitateur qui devrait être le leur. C’est là que se trouve leur plus grande valeur ajoutée. Et c’est selon moi tout ce qui fait la beauté de ce métier.

       

       

      IMG 2321Espérons donc que les DRH prennent la dimension stratégique de leur fonction :

       -      Pour s’aligner sur la stratégie de l’entreprise en s’évaluant mieux et plus souvent

      Pour développer une approche humaniste inscrite dans le long terme

      Pour enfin mettre en lumière la place de l’Homme comme avantage concurrentiel et vecteur de performance durable pour l’entreprise.

       

      Par aqm-ressources - Publié dans : Ressources Humaines - Communauté : Coaching et accompagnement
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      Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 09:07

      A l’heure où la déontologie, la conformité et la responsabilité sociétale et environnementale des entreprises sont à l’honneur, il me semble important de revenir un peu sur la notion d’Ethique.

      Car les règlementations, malgré toute leur utilité, ne remplaceront jamais la pratique et les convictions personnelles d’un manager ou d’un dirigeant : l’Ethique relève avant tout de l’Homme, de ses principes et de ses valeurs.

       

       

      Pourquoi y a-t-il une résurgence de la notion d’Ethique ?

      Le XXème siècle a été riche en crises diverses et variées : crises liées à la guerre, crises pétrolières, bulle internet, crises financières, … Le XXIème siècle semble prêt à suivre la même tendance, notamment avec la crise initiée fin 2008. Quelque soit l’origine ou les causes, pour sortir de la crise, il s’avère essentiel de reconstruire la confiance, collective (économique, sociale, sociétale, …) et individuelle (implication, engagement du collaborateur, …).

       

      Du point de vue collectif, les pays et les entreprises ont assumé leur part. Ils ont cherché à restaurer la confiance à travers de multiples règlementations, afin d’obliger les dirigeants à prendre à leur compte l’obligation éthique de l’entreprise qu’ils représentent. Or nous sommes là davantage dans le champ de la morale, qui définit des principes ou des lois générales, applicables par des organismes, sans se soucier du contexte ou de la situation.

      Néanmoins, au-delà de la conformité à des modes opératoires ou à des règlementations, il devient vital de restaurer la confiance individuelle. Et c’est précisément le domaine de l’éthique, qui relève d’une disposition individuelle et personnelle à agir selon les vertus, dans une situation particulière. Il s’agit donc principalement d’une question de valeurs et de principes.

       

      La résurgence de l’éthique découle donc d’une certaine manière des dérives de la mondialisation.

       


      Quelle est la situation du management aujourd’hui ?

      La dernière crise a fortement ébranlé les pratiques et les certitudes du management. L’incertitude s’avère un facteur fortement démobilisant pour les managers. Si éthique et morale sont souvent associés au développement du capitalisme, la crise de 2008 a fait tomber nombre d’idéologie. Le management se trouve donc confronté à une situation particulière.

       

      D’une part, une véritable cassure s’est instaurée entre l’élite dirigeante et les managers (cf dans la rubrique Recrutement – Perspectives de l’emploi cadre en 2009). Les managers et les cadres se sont désolidarisés des dirigeants, auxquels ils reprochent un angle de vue trop orienté sur les performances financières et le manque de vision long terme. Les managers ne savent plus vraiment où les dirigeants conduisent l’entreprise.

      D’autre part, les managers doivent motiver coûte que coûte les collaborateurs pour atteindre une performance économique et financière. Et la motivation passe d’abord par la cohésion du groupe, par les facteurs humains, par la capacité à faire rêver. C’est pour eux un challenge quotidien que de réinventer de nouvelles manières de travailler, de nouveaux modes de fonctionnement. Car le capital humain est la première ressource d’une entreprise

       

      Le management se trouve donc pris en étau : Obéir à la règle de l’intérêt général de l’entreprise et de la rentabilité ou respecter ses valeurs et son sens du devoir. D’un côté des dirigeants qui ne les font plus rêver et de l’autre côté des collaborateurs à respecter et impliquer. D’un côté, ils doivent représenter les valeurs de l’entreprise ; et de l’autre, ils constatent que ces mêmes valeurs ne sont pas forcément respectées par les dirigeants.

       

       

      Quel lien entre management et éthique ?

      Toute la difficulté d’un manager va être de concilier morale (quels sont les grands principes à respecter au niveau collectif ?) et éthique (compte tenu d’une situation donnée, quelle est la meilleure décision possible ?).

      Pour assurer le côté moral de l’organisation, le manager est accompagné par un ensemble de règles, de lois, de règlementations, qui visent à assurer que l’entreprise se comporte bien dans son ensemble.

       

      Son véritable défi réside dans la mise en œuvre de la dimension éthique dans sa pratique au quotidien. Le manager est tout à la fois pilote, coach et leader : il est investi d’une responsabilité de gestion, d’animation, d’entrainement, de motivation et de fédération.

      De ce point de vue, la dimension humaine apparaît comme prépondérante pour le manager. Etre éthique, c’est d’abord respecter ses équipes, dans leur diversité, dans leurs valeurs, dans leurs compétences. C’est s’assurer de leur état de flow (stress positif), de leur potentiel d’épanouissement, de leur bien être au travail (voir les dossiers de la rubrique Bien Etre au travail pour tout complément).

       

      Etre un manager éthique revient donc à prendre en compte les spécificités individuelles et contextuelles, à s’inscrire dans la souplesse et le dialogue, tout en conservant à l’esprit l’intérêt de l’entreprise. C’est être prudent dans sa prise de décision et répondre de ses actes.

       

       

      IMGP2090Un manager éthique est avant tout un Homme de respect :

      Respect de ses valeurs et de ses principes, avec un comportement responsable

      Respect de ses collaborateurs et de ses équipes, qu’il cherche à préserver tout en les motivant

      Respect de l’entreprise et prise de recul quant à sa logique économique lorsque cela s’avère nécessaire.

       

      Par aqm-ressources - Publié dans : Pratique managériale - Communauté : Coaching et accompagnement
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      Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 08:45

       

      C’est un acronyme à la mode : tout le monde en parle et se questionne sur le sujet. Chacun a son avis, sa conviction et pense savoir comment les traiter.

       

       

      Pénibilité ?

      Nous avons mis plus de 30 ans à identifier et définir le principe de pénibilité, et cela n’est pas fini. Il suffit de voir le sujet revenir régulièrement dans les débats sociologiques et politiques pour s’en persuader.

       

      La pénibilité reste attachée, dans les esprits, à un travail physique, difficile, qui met en danger l’intégrité physique et la santé des collaborateurs. Il semblerait qu’elle soit plus particulièrement présente dans certains secteurs d’activités : secteur primaire (agriculture, …), secteur industriel (industrie lourde, métallurgie, manutention …), secteur des transports (route, ferré, …). Elle se traduit fréquemment par des troubles musculo-squelettiques et par des maladies graves, pouvant aboutir à un handicap.

      Heureusement les débats ont permis de faire progresser les conditions de travail dans le sens d’un mieux être physique et d’une vigilance plus grande quant à la santé physique des collaborateurs.

       

       

      Risques Psycho-Sociaux ??

      Le monde change. La société devient moins industrielle et plus tertiaire. Les métiers se transforment. La question de la pénibilité ne se pose plus de la même manière : une nouvelle notion émerge avec les Risques Psycho-Sociaux.

       

      La notion de RPS tend à prendre en compte l’ensemble des éléments internes et externes qui peuvent influencer la santé mentale et psychologique d’un collaborateur : stress, pression, harcèlement, déprime, humiliation …. A la notion de pénibilité physique vient donc s’ajouter une dimension morale et psychologique.

      Force est d’abord de constater que l’on se trouve face à un vide juridique. Des accords ont bien été conclus entre les partenaires sociaux. Mais la notion même de RPS n’est pas définie dans le Code du Tra      vail, ce qui ouvre la porte à une multiplicité d’interprétations. Néanmoins, les RPS pourraient se définir comme un mal-être, une souffrance, souvent d’origine mentale / psychologique, qui aurait des répercussions sur la santé physique d’un individu.

      Les risques psycho-sociaux seraient donc déclenchés par de multiples facteurs différents :

      Individuel : organisation et autonomie au travail, degré d’exigence, adéquation avec les compétences, injonctions contradictoires, disponibilité des ressources,. ;

      Relationnel : interaction avec les collègues, supérieurs et subordonnés, reconnaissance, harcèlement, …

      Organisationnel : équilibre vie professionnelle – vie privée, adéquation avec les valeurs, culture, possibilité d’évolution, restructuration, réorganisation

      Sociologique : changement, insécurité, éducation, …

       

       

      Bien-Être au travail ?!?

      Les RPS – Risques Psycho-Sociaux compliquent sérieusement les choses. Le terme Stress est généralement utilisé, englobant des concepts et des idées variées, alors même que le stress n’est que l’une des manifestations de RPS. Il s’avère déjà difficile d’identifier les éléments de stress à l’intérieur de l’entreprise ; alors comment prendre en plus en considération les éléments propres à la vie personnelle du collaborateur ? Car on se trouve précisément à l’intersection entre l’individu et l’organisation, entre la vie personnelle et la vie professionnelle.

      L’intérêt des RPS est de nous obliger à porter un regard différent sur l’entreprise et le travail. Dans la course au temps, à la performance, face à la pression de l’urgence et aux sollicitations importunes des nouveaux outils de travail (PDA, smartphone et autres outils modernes de communication), le sujet nécessite de se poser et de prendre le temps d’y réfléchir. C’est là son plus grand mérite, à mon sens.

       

      Ce qui me gêne le plus dans les débats actuels autour des Risques Psycho-Sociaux, c’est que le sujet est abordé sous un angle négatif. On parle de risques, voire même on cherche à les débusquer. A trop vouloir les traiter, ne va-t-on pas finir par en créer là où il n’y en a pas ? N’est-ce pas ouvrir la porte à des dérives, de type manipulation ?

      Car tous ces facteurs de stress, pression, … ne sont pas forcément nocifs, bien au contraire. Une certaine tension positive est nécessaire pour être performant au travail, pour atteindre l’état de Flow, de Bien Être, c'est-à-dire le juste équilibre de tension qui pousse à agir, à évoluer, à avancer. C’est comme pour un ressort ou un élastique : trop peu de tension, c’est mou ; trop de tension, cela casse. Tout l’art est de trouver et maintenir la bonne tension. Cet art délicat caractérise un bon manager et offre généralement aux entreprises qui le privilégient performance et longévité.

       


      IMG 0666 2 Alors RPS :
      nouvelle Raison de Psycho-papouille Somatico-récurrente ?

      Je préfère de loin la notion de Bien Etre au travail, qui traduit cette idée de tension, d’équilibre positif. Elle ouvre une perspective constructive et apporte également une dimension spirituelle. Elle s’inscrit résolument dans un axe d’amélioration, un souci de mieux être, de prise en compte de l’individu. Bref, elle s’inscrit résolument dans le positif, dans une boucle vertueuse de croissance.

      Prendre en compte la dimension psychologique d’un collaborateur dans son travail est certes une avancée. Alors attachons-nous à quitter la boucle périlleuse des RPS pour retrouver une boucle plus vertueuse avec le Bien Être au travail.

       

       

      Par aqm-ressources - Publié dans : Ressources Humaines - Communauté : Coaching et accompagnement
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      Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 19:05

      Ils sont partout !!!! Que ce soit dans le cadre d'un recrutement, d'un outplacement, d'un bilan de compétences, d'un assessment center, ... les inventaires de personnalité sont partout...

      Et pour cause : il en existerait plus de 750 dans le monde. Certains traitent de la personnalité, d'autres des aptitudes managériales, sans parler des pseudo-tests de personnalité qui peuplent les magazines.

       

      Alors de quoi parle-t-on ?

       

      Un inventaire de personnalité comprend 2 choses : un questionnaire et un debriefing avec un coach / consultant.

      Le questionnaire se révèle généralement le fruit d'une recherche scientifique et psychologique, ce qui lui donne une validité et une fiabilité certaines. Si la plupart sont d'origine américaine, issus de la recherche psychologique ou de la vague comportementaliste des années 1950-60, ils ont été traduits et réétalonnés pour la France.

      Il s'agit soit d'affirmations parmi lesquelles il faut choisir entre 2, soit de propositions dont il faut noter la fréquence, soit de questions binaires ou de questions à choix multiples. Le questionnaire comprend souvent quelques dizaines de questions, dont certaines peuvent parfois sembler redondantes. Ils ne sont pas minutés.

      Le questionnaire est soit administré en ligne et les résultats sont accessibles directement par le coach, soit administré sur papier et la personne a alors directement accès à ses résultats (forme auto-scorable).

      Ce questionnaire donne lieu à la rédaction d'un rapport, plus ou moins automatisé, par le consultant / coach. Ce rapport doit vous être remis quelque soit le contexte : recrutement, outplacement, bilan de compétences, assessment center ...

       

      En outre, le rapport donne lieu à un commentaire détaillé par le coach / consultant, lors d'un entretien. Et c'est bien là tout l'intérêt d'un inventaire de personnalité. Le coach / consultant explique alors les grands traits de personnalité mis en évidence par l'inventaire, le mode de fonctionnement (croyances, valeurs, attitudes, comportements, schémas mentaux) de la personne, ses points forts et ses axes de progrès.

      Selon les inventaires, les grands types de personnalité sont au nombre de 4 à 27.

       

      Quel est l'intérêt d'un inventaire de personnalité ?

       

      Un inventaire de personnalité vise à mettre en lumière des grands traits de caractères. Il s'agit de dresser un portrait psychologique d'une personne.

      A priori, c'est un exercice utile à faire : cela permet d'avoir un miroir, un reflet de soi, tant sur les aspects positifs que sur les axes de progrès. C'est une bonne opportunité pour se poser, réfléchir à soi-même, grâce à un regard neutre, impartial. Loin d'être une remise en cause de soi-même, l'inventaire de personnalité apporte la possibilité de s'ancrer dans ses ressources, de bien identifier ses points forts et de prendre conscience de ses axes d'amélioration.

      De fait, il n'y a pas de 'bonne' réponse à un inventaire de personnalité. Ce qui importe, c'est de le remplir en toute honnêteté, spontanéité et authenticité. Inutile donc de chercher à le remplir selon un profil dit 'idéal', cela se verra rapidement et se retournera contre vous. De plus, le consultant / coach ne sera lors pas en mesure de vous faire un debriefing utile, dont vous pourrez tirer profit pour évoluer.

       

      Normalement, un inventaire de personnalité doit être non discriminant lors d'un processus quel qu'il soit : recrutement, outplacement, bilan de compétences, assessment center. ... Les données qu'il contient sont purement informatives et doivent être comprises à la lumière de votre expérience, de votre éducation, de votre environnement sociologique. Leur intérêt réside dans la perception facilitée de la dimension psychologique de la personne. L'inventaire de personnalité vient donc davantage confirmer une perception, une intuition, une appréhension de votre comportement.

      Bien sûr, certains managers ou recruteurs se basent sur l'inventaire de personnalité pour prendre une décision. Mais en quoi cela pourrait-il être nuisible pour vous ? Après tout, il existe des managers de tous types de personnalités. Etre d'un type de personnalité ne signifie pas que l'on n'est pas doué pour un poste ou un métier. Chaque type a des ressources différentes et chaque individu les développe à sa manière. Les aptitudes et compétences recherchées sont multiples et varient selon les entreprises et leurs culture, selon les Hommes qui les composent.

      Le risque qui émerge ici pour un inventaire de personnalité, c'est bien sûr la manipulation. Nombres de personnes pourraient être tentés d'en faire une religion pour influencer les autres et obtenir d'eux ce qu'ils souhaitent. Il s'agit bien sûr d'une dérive, plutôt rare. Tout professionnel sérieux et formé aux inventaires de personnalité a conscience de ce risque, cherche à s'en prémunir et veille à alerter ses interlocuteurs à ce sujet.

       

      Mes inventaires préférés :

      • L'Ennéagramme,
        simple à aborder avec ses 9 types de personnalités aux dénominations parlantes, faciles à mémoriser
        permet de comprendre les mécanismes d'influence entre les types, grâce au principe des ailes
        met en lumière le fonctionnement en dynamique de confort (sérénité) et en dynamique d'effort (stress)
        utile pour percevoir les motivations sous-jacentes d'une personnalité
        Pour plus d'informations, voir la fiche Ennéagramme dans la rubrique 'Inventaires de Personnalité'
      • Le MBTI
        issu des travaux de CG. Jung, repris par Briggs et Myers
        basé sur un principe de 4 polarités, engendrant 16 types de personnalités
        particulièrement utile pour un travail de développement personnel et dans la conduite du changement
        puissant dans sa dynamique de développement (chemin d'individuation)
        Pour plus d'informations, voir la fiche MBTI dans la rubrique 'Inventaires de Personnalité'

      • La Process Communication (PCM)
        liée aux travaux de T. Kahler
        propose 6 types de personnalités avec des noms symboliques faciles à aborder
        avec un lien intéressant vers l'Analyse Transactionnelle (drivers)
        apporte une bonne explicitation du fonctionnement sous-stress
        véritable ascenceur de communication, pour se positionner au mieux face à son interlocuteur
        Pour plus d'informations, voir la fiche Process communication dans la rubrique 'Inventaires de Personnalité'

       

      En conclusion, un inventaire de personnalité :

      OUI, si c'est pour mieux se connaître, prendre du recul, confirmer une perception, se développer

      NON, si c'est dans un but discriminant ou manipulatoire

      Par aqm-ressources - Publié dans : Coaching
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      Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 10:45

      Un petit tour hier sur le salon Solution RH qui se tient porte de Versailles à Paris du 8 au 10 mars 2011.

       

      Le programme présente quelques conférences alléchantes :
      risques psycho-sociaux, coaching, enjeux et la place de la DRH dans une entreprise.

      Je décide donc d'y faire un tour, histoire de glaner des informations et d'enrichir mes connaissances. Après tout, c'est une manière comme une autre de se former.

       

      Première surprise sur le salon : c'est une foire aux logiciels RH. 

      Je n'ai rien contre les logiciels en général, ni contre ceux dédiés aux RH. De là à réduire le salon des logiciels, la marge de manoeuvre me semble importante. Pourtant, c'est le cas : plus de 50 % des stands correspond à des solutions logiciels, qui adressent peu ou prou tous les aspects RH.

      4 ou 5 écoles et centres de formation ont fait le déplacement pour proposer des formations principalement techniques ou des programmes MBA.

      2 ou 3 stands traitent du coaching : école de formation ou groupement cherchant à vendre des prestations

      Cela voudrait-il donc dire que les Solutions RH se réduisent simplement à des logiciels. Si c'est justifié pour les aspects administratifs des RH, cela me semble néanmoins un peu réducteur.

      Car un logiciel, aussi bon soit-il, peut-il adresser tous les aspects liés à l'humain ? La gestion des risques psycho-sociaux, les tests de recrutement, les formations, ... peuvent-ils se réduire à un simple logiciel ? Clairement, je m'inscrits contre cela. Car ce qui fait la vraie richesse des Ressources Humaines, c'est précisément le lien, le contact, la relation qui s'instaure. Et ce feeling, empreint d'empathie et de partage, nul logiciel ne pourra le remplacer.

       

       

      Seconde surprise sur le salon : les conférences sont également orientées SIRH  

      J'ai assisté à plusieurs conférences, choisies dans le programme pour l'intérêt que j'accorde à leur thème.

      Ce sont souvent des tables rondes, apportant le point de vue d'experts et le témoignage d'opérationnels, tous intervenants légitimes et de qualité.

      Les thèmes sont plutôt bien respectés. Et l'apport théorique reste restreint, elliptique. Donc je suis un peu restée sur ma faim. 

      Là encore se retrouve l'esprit SIRH, dont les mérites sont vantés à grand renfort de témoignages et de retours d'expériences.

      C'est vraiment dommage, car cela biaise le propos. Certains aspects des thèmes traités sont ainsi occultés pour privilégié le SIRH. Encore une fois, les apports d'une vraie gestion des ressources humaines en entreprise ne peuvent selon moi se réduire à la mise en oeuvre d'un SIRH. Il me semble qu'il y a ici une inversion inquiétante des rôles. Ce n'est pas le SIRH qui doit orienter la politique RH, mais bien l'inverse.

      Le SIRH n'est qu'un outil au service de la gestion des RH : son rôle est de faciliter le travail administratif des RH, de le rendre plus productif, plus performant. Grâce à la mise en oeuvre d'un SIRH, les DRH doivent pouvoir libérer du temps pour se consacrer à ce à quoi ils apportent le plus de valeur ajoutée : l'accompagnement des Hommes, collaborateurs et managers, dans la gestion de leurs problématiques opérationnelles et le développement des talents. Il serait grand temps de s'en souvenir.

       

       

      Alors Oui aux SIRH, dans la seule mesure où ils permettent aux DRH de se concentrer pleinement à la gestion des Hommes, avec toute la bienveillance et la rigueur requises. 

      Laissons donc les SIRH à leur place d'outils ...

       

      Par aqm-ressources - Publié dans : Ressources Humaines
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